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Compte-rendu de la Réunion du Mouvement Démocrate de la Haute Savoie, jeudi 24 juin 2010 à ANNECY
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Compte-rendu de la Convention départementale du Mouvement Démocrate de la Haute Savoie, samedi 27 juin 2009 à SEVRIER
L'assemblée a réunit une cinquantaine de
personne. Elle commence à 10 h 20.
I – Vie du Mouvement.
A – Présentation des nouveaux adhérents.
La convention commence par un tour de
salle qui permet à chacun de se présenter, notamment aux nouveaux adhérents. C'est d'ailleurs l'occasion pour ceux-ci de
faire connaissance avec leurs représentants départementaux.
B – Présentation du Mouvement.
Antoine
Vieillard, Président, explique le fonctionnement du MoDem de la Haute Savoie.
Il commence par définir le découpage du
département en 5 circonscriptions puis évoque la création d'une 6e
dans le projet de nouveau découpage électoral.
Le Mouvement est organisé autour du
bureau et du conseil départemental qui représente les militants. Un pôle
"projets" a aussi été créé pour réfléchir sur les problématiques qui
seront au cœur de notre programme pour les élections régionales et cantonales.
Il est animé par Angélique Ballet-Baz,
Vice-présidente. Les thèmes sont : le logement, la maîtrise de l'espace,
les transports et la santé. Les militants sont invités à participer à ce pôle
qui fonctionne déjà depuis décembre.
Antoine
Vieillard termine en présentant le fonctionnement au niveau national : le
congrès national, la conférence nationale qui représente les militants, le
conseil national qui rassemble les représentants de chaque fédération et enfin
le comité exécutif qui décide des grandes orientations du parti.
II – Bilan des élections.
Le 2e grand moment de cette
assemblée est le bilan des élections européennes du 7 juin. Chaque militant
présent est invité à prendre la parole pour donner son avis sur la campagne.
Ce qu'on peut retenir des échanges entre
militants :
– Pour beaucoup, on est parti trop tard en campagne. Il aurait
fallu commencer bien avant, d'autant que les têtes de liste ont été désignées
assez tôt.
– On
n'a pas assez parlé d'Europe et d'écologie durant cette campagne. Le choix
de placer ces élections sur un plan national a été un échec. D'une manière
générale, les autres partis ont été plus percutants que nous dans leurs
messages. Ainsi, au lieu de parler de 27 priorités dans notre programme, il
fallait cibler 3 à 4 mesures phares sur lesquelles faire campagne.
– Les têtes de liste ont fait une bonne
campagne au niveau local mais on ne les a pas assez vu au niveau national où la
présence de François Bayrou était trop systématique. Il faut à l'avenir faire
émerger de nouvelles têtes pour expliquer nos positions et notre programme lors
des élections.
– Il faut pacifier nos relations avec
les médias, éviter de les "braquer" car ce discours ne passe plus
auprès des journalistes mais aussi de la population. Le retournement dans les
intentions de vote date du Week-end précédent les élections, le débat télévisé,
le film home et les cérémonies du débarquement n’ont fait qu’accentuer une
évolution qui était déjà la. Nous devons en assumer la responsabilité sur notre
conduite de la campagne.
– Il faut revenir à l'origine du
Mouvement démocrate : l'idée de faire de
la politique autrement. Attention à ne pas retomber dans la politique des
coups bas et de la petite phrase.
– Sur le plan des actions de campagnes,
il faut une meilleure coordination
de celle-ci, développer les cafés politiques et les réunions publiques
d'informations pour expliquer les enjeux et former les citoyens.
Dans le détail, les débats ont été les
suivants.
Le 1er adhérent à prendre la
parole Claude Mauriange, Vice-président,
critique le fait que la campagne a commencé trop tardivement. On n'a pas non
plus assez parlé d'Europe et d'écologie.
Pour lui, gagner des élections nationales passe avant tout par l'échelon local
: il faut faire plus proche du terrain pour augmenter nos scores.
L'intervenant suivant, Frédéric Sansa, compare cette campagne
avec celle de 2004. A l'époque, toutes les têtes de liste s'exprimaient, on les avait vu partout.
Cette fois-ci, on a vu qu'un seul homme. Il rejoint le premier intervenant sur
le fait que la campagne a commencé trop tardivement et qu'il fallait parler
plus largement d'Europe.
Le 3e militant, Jean-Marc Bossonney, explique que le
bureau aurait dû davantage diriger la campagne en mettant les militants en
contact les uns avec les autres. Personnellement, il s'est retrouvé à aller
tracter seul car il ignorait s'il y avait d'autres militants Modem sur sa
commune. Il aurait souhaité aussi l’organisation de réunions sur l'Europe où
informer les citoyens. Il en a eu l'expérience à Saint Priest et en a été très
satisfait. Un militant des jeunes démocrates (Erwan Le Bouteillec) lui répond
qu'une réunion de ce type, sur les institutions européennes, a été organisée le
jeudi 27 novembre 2008 à Annecy.
Une militante, Francoise Ballet-Baz, explique que des actions nombreuses ont été
menées sur le terrain mais que, bien souvent, les militants ne sont pas venus.
La 1ère chose à faire selon elle est donc de mobiliser les adhérents
du Modem.
L'intervenant suivant, Gilles Jourdain, critique lui aussi le
fait qu'on a trop vu François Bayrou. Les autres partis ont
globalement été plus percutants, plus incisif dans leurs discours et leurs
campagnes.
Une discussion s'engage ensuite sur l'impact du débat du jeudi 4
juin sur notre score aux élections. Les opinions sont partagées : certains
pensent que l'impact a été important dans l'opinion publique, d'autres pensent
que cela n'a pas joué …
Une nouvelle militante, Sophie
Micollet, explique que ce qui a joué contre nous, c'est aussi la façon dont
on a orienté la campagne. Le fait d'avoir stigmatisé les médias et les
instituts de sondage… L'idée d'un complot visant à affaiblir François Bayrou et le MoDem a lassé les gens. Elle
est rejointe par d'autres militants qui pensent qu'on a braqué les médias en
défendant cette position. Cela a eu un impact non négligeable sur le nombre de
voix. D'après elle, il faut aussi exploiter au maximum les cafés débats qui
sont des lieux de rencontre très intéressants avec les citoyens et qui
possèdent l'avantage de ne pas avoir l'image un peu "ennuyeuse" des
réunions officielles, notamment chez les jeunes.
Un
militant, Sylvain Chaltz, Délégué
de la 3ème circonscription, analyse les choix faits pendant
cette campagne. La stratégie de centrer la campagne sur des problématiques
nationales, de partir en campagne relativement tardivement, n'ont pas été
payants mais sont des choix politiques. Par contre, d'après lui, cette campagne
a écorné l'image de François Bayrou et du parti. Ce sera long à rattraper. L'idée de faire de la politique
autrement a été malmenée, on est reparti sur une politique des "coups
bas" notamment lors du débat du 4 juin.
Pour
l'intervenant suivant Bernard Fontaine,
Trésorier intérimaire, il y avait trop de points dans notre programme : 27
alors que l'UMP avait mis en avant 7 points sur lesquels ils ont fait campagne.
Le film "Home" a aussi
démontré que nous n'avions pas assez insisté sur la fibre écologique de notre
programme : cela doit nous amener à corriger le tir.
Enfin,
un dernier adhérent François Garnier, Délégué de la 2ème
circonscription, explique
qu'il faut à tout prix éclaircir nos positions sur certains thèmes. Il cite les
exemples de l'Iran ou de paradis fiscaux. D'après lui, il faut prendre des
positions plus claires sur ces thèmes de façon à montrer aux électeurs dans quel
sens vont nos engagements.
A 12 h 15, la convention prend fin. Tout
le monde se retrouve autour d'un apéritif convivial puis on passe à table tous
ensemble pour un moment tout aussi sympathique.
III
Assemblée Générale des Jeunes démocrates
L'après midi sera marqué par l'Assemblée Générale des Jeunes démocrates
et par l'élection de leur nouvelle
présidente, Sophie Micollet.
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