La prochaine université de rentrée du Mouvement Démocrate se déroulera les 24, 25 et 26 septembre 2010 sur la presqu'île de Giens (Var). Vous pouvez dès maintenant vous inscrire sur le site Internet de
l'université de rentrée : CLIQUEZ ICI.
Compte-rendu de la Réunion du Mouvement Démocrate de la Haute Savoie, jeudi 24 juin 2010 à ANNECY
Retrouvez le cinquième numéro des "Démocrates", le journal du
Mouvement Démocrate, à télécharger au format pdf sur le site.
Au sommaire : un grand dossier sur la réforme des retraites ; un
entretien avec Marc Fesneau, nouveau secrétaire général du Mouvement
Démocrate ; les portraits de Robert Rochefort et Jean Lassalle, nouveaux
vice-présidents du Mouvement Démocrate ; le point de vue de Marielle de
Sarnez relatif à la crise économique et financière en Grèce et en
Europe, et le message de Jean-Jacques Jegou, trésorier du Mouvement
Démocrate, aux adhérents et aux sympathisants du Mouvement Démocrate. Téléchargez ici le n°5 des Démocrates
Edito
Aggiornamento et Glasnost
À part quelques renouvellement cantonaux, les prochaines élections sont encore loin, il me semble favorable de profiter de cette période pour nous situer plus clairement et de mettre à jour notre organisation dans la transparence.
État des lieux de l’électorat démocrate.
On considère généralement que les électeurs démocrates appartiennent majoritairement à la classe moyenne, notion particulièrement floue liée à la difficulté de la définir clairement. En effet, il n’existe aucune définition objective de la classe moyenne, d'autant que le sentiment d'appartenance à une classe moyenne est très subjectif, tous les gens ont tendance à se situer dans cette classe.
En Allemagne on parle de la classe moyenne (Mittelstand) au singulier, en Angleterre, on parle des classes moyennes (middle classes) au pluriel, c’est aussi le cas en France où l’on parle de classes moyennes au pluriel, la définition utilisée par le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) : Les classes moyennes forment 50 % de la population, situés entre les 30 % les plus démunis (catégories "modestes") et les 20 % les mieux rémunérés (catégories "aisées").
« La classe moyenne » est très courtisée, c'est un véritable enjeu politique extrêmement porteur. A part les extrêmes, tous les partis politiques, qu’ils se disent de « droite » ou de « gauche », l’ont bien compris, leur discours est objectivement très proche. Le principal obstacle réside dans la difficulté de s’adresser globalement aux classes moyennes.
Apparemment majoritaires, les classes moyennes se disloquent lentement depuis 1975, la crise de 2008 a eu un effet accélérateur incontestable. La crise que nous vivons actuellement a commencé en 2008 par une crise financière spectaculaire et prendra très probablement toute son ampleur sur le plan économique et social en 2012, à l’instar de la crise de 1929 qui a réellement atteint son point culminant en 1933. C’est ce que j'écrivais 19 février 2009 « Derrière cette crise financière spectaculaire se cache une crise économique prête à présent à se développer complètement ».
La crise a engendrée la paupérisation des plus pauvres et l’enrichissement des plus riches, ce qui a pour conséquence la redistribution de la classe moyenne, une faible partie s’est reclassée vers les classes supérieures (ascension sociale) et une grande majorité vers les couches populaires, ce qui provoque le glissement des électeurs de la classe moyenne vers le « centre-gauche », c’est exactement la place que devrait occuper les démocrates libéraux français à l’instar des démocrates libéraux anglais qui partagent les mêmes orientations sociales libérales humanistes et pro européennes. Au Royaume-Uni, les Démocrates libéraux (Liberal Democrats ou Lib-Dems) représentent le troisième groupe au Parlement. Il y dispose de 62 députés dans la Chambre des communes, après les élections législatives de 2005, avec douze députés européens, c'est le principal parti de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. Le parti semble profiter du rejet du gouvernement travailliste et de l'opposition conservatrice et pourrait devenir, à long terme, une formation d'alternative face aux deux grands partis politiques qui dominent la scène politique britannique depuis un siècle. Il est souvent perçu comme le parti de gauche britannique, euro-fédéraliste et pacifiste en matière de politique étrangère. Il résulte de la fusion en 1988 de l'ancien parti libéral britannique et du plus récent parti social-démocrate, une faction qui a quitté le parti travailliste en 1981. L'élection générale en 1997 a doublé leur nombre de sièges. Le parti a augmenté le nombre de ses sièges lors des élections de 2001 et également en 2005.
Les Lib-Dems sont des sociaux libéraux leur programme est clair, direct, précis, concis, ce ne sont pas des promesses, ils sont un plan pour le changement :
Une fiscalité juste et efficace : Des impôts équitables qui remettent de l'argent dans votre poche (fair taxes that put money back in your pocket.) La création d’emplois principalement dans le domaine écologique : Un bel avenir en créant des emplois et en faisant une Grande-Bretagne plus verte (a fair future creating jobs by making Britain greener)
La priorité à l'éducation : Une chance pour chaque enfant (a fair chance for every child)
Une politique plus propre : Une bonne affaire en nettoyant la politique (a fair deal by cleaning up politics).
Les prochaines élections législatives qui auront lieu le 6 mai 2010 au Royaume-Uni pourraient changer la donne politique du pays. Si l’on en croit les sondages, une véritable révolution institutionnelle est en marche, les libéraux démocrates (Lib-Dems) de Nick Clegg (Le Bayrou anglais ?), le parti porteur de la troisième voie pourrait être le maître du jeu entre la droite et la pseudo gauche, entre les conservateurs et les travaillistes.
Les Libéraux-démocrates ont suivi une ligne politique d'indépendance absolue et ont néanmoins progressés de 20% des voix à chaque élection. Les Lib-Dems sont crédités de 34% d'intentions de vote suite à un sondage réalisé au lendemain d'un débat télévisé. Ils devancent le Parti travailliste (24%), mais restent derrière les conservateurs (36%).
Avec des réserves, l’équivalent allemand est le Parti libéral-démocrate (Freie Demokratische Partei, FDP) est un parti politique libéral créé en 1948. Il défend des politiques combinant la défense des libertés fondamentales et du libre-échange avec certains éléments de l’État-providence. Il est aujourd’hui le troisième parti du Bundestag en nombre de sièges, avec quatre-vingt-treize députés, et membre de la coalition au pouvoir, avec la CDU/CSU ; il est également présent dans sept des seize gouvernements de Land.
D’importance électorale moyenne, avec entre 5,8 et 14,5 % (son meilleur score obtenu en 2009) aux élections fédérales, le FDP est un parti de cadres et un parti-charnière, présent dans toutes les coalitions gouvernementales au plan fédéral de 1949 à 1998 sauf en deux brèves périodes ; en plusieurs occasions, c’est lui qui a provoqué l'alternance selon qu’il s’alliait avec les démocrates-chrétiens ou les sociaux-démocrates. Il est de nouveau au gouvernement depuis les élections de 2009 après onze années d'opposition. Il réalise traditionnellement ses meilleurs scores dans les classes moyennes et supérieures, et dans les villes de moyenne et petite taille.
Néanmoins, la comparaison avec la France a ses limites : Nous sommes dans une démocratie formelle, monarchique et népotique sans véritable séparation des pouvoirs au sens de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui affirme dans son article 16 : "Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.".
Sans changement importants de la constitution il sera difficile, voir impossible de changer de régime. Le Président de la République est la clé de voute du système électoral, son élection conditionne la majorité législative (les élections législatives seront liées à l’élection du Président), il nomme le premier ministre, il est pratiquement maître de l’exécutif, du législatif et du judiciaire.
Rien de comparable avec l’Angleterre (monarchie constitutionnelle) ou l’Allemagne (République fédérale). Il n’y a pas en France de parti des classes moyennes, ou plus exactement il n’existe plus du jour où l’UDF s’est en partie fondue dans l’UMP.
Que sont devenus les électeurs démocrates ?
L’ensemble de la classe politique et tous les partis se sont trompés de campagne et d’élection, à vouloir faire un test national d’une élection régionale on obtient une réponse nationale.
Les électeurs de la classe moyenne ne trouvant pas leur place dans l’offre des partis y compris dans celle du Mouvement Démocrate se sont massivement « réfugiés » dans l’abstention. D’autres se sont laissés tentés par Europe-écologie qui a jouée un rôle de « valeur » refuge pour une partie des électeurs démocrates. Cela ne signifie pas que les électeurs démocrates soient durablement devenus « verts », cela signifie seulement que notre message n’a pas su répondre à leur préoccupation écologique.
Contrairement à ce qui est affirmé ici ou là, dans le déni total de la réalité, cette abstention massive a bien une signification, elle traduit sur le plan national le désaveu d'une classe politique incompréhensible, aveugle et sourde à la détresse de la majorité des citoyens.
Bien qu’il soit risqué de tirer des conclusions nationales d’une situation locale, Le cas de la Haute-Savoie, terre « centriste par excellence » est significatif, le taux d’abstentions est de 59,96 %, le Mouvement Démocrate obtient 4,67 % des suffrages exprimés au premier tour des élections régionale de 2010, pour mémoire, lors du premier tour des élections présidentielles le 22 avril 2007 où le taux d’abstention était de 14,54%, François Bayrouavait atteint 22,09%.
En Rhône-Alpes le taux d’abstentions est de 56,82 %, le Mouvement Démocrate obtient 4,33 % des suffrages exprimés.
A l’exception du député Jean Lassalle, tête de liste en Aquitaine seul candidat du Mouvement Démocrate à pouvoir se maintenir au second tour des élections régionales 2010, qui obtient 10,43% des voies malgré un taux d'abstention de 50,44%. Il serait intéressant d'analyser à fond l’environnement de cette élection et les méthodes utilisées par l’équipe du MoDem d'Aquitaine.
Europe-écologie n’a pas le monopole de l'écologie, de par son orientation rouge-verte elle est même devenue un branche partisane de la gauche. L’écologie n’est pas de droite ni même de gauche, elle fait partie intégrante de l’humanisme, pour s’en convaincre il suffit de réfléchir au sens qui pourrait avoir l'écologie sans l’homme. L’écologie c’est d'abord le bon usage des ressources au profit de toute l’humanité, il convient donc de ne pas la séparer de l’humanisme, c’est le cœur même de l’offre des démocrates et doit être naturellement mise en avant.
Bien qu’il soit à la mode ou politiquement correct de parler d’écologie, l’abus, pour ne pas dire l’escroquerie, qui consiste à parler de « développement durable » c'est un véritable oxymore. En effet, dans un système fini, le développement ne peut pas être « durable », le développement (continu) est par définition exponentiel, c'est-à-dire infini, donc il est certain qu’il se terminera très mal… Il est plus rationnel de parler de développement raisonné.
En paraphrasant le Général De Gaulle : « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! L’Europe ! L'Europe ! Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. », Ce n’est pas en sautant sur son siège que l’on fait de l’écologie et toute organisation basée uniquement sur l’écologie est forcément une construction éphémère.
Des raisons d’espérer.
C’est d’avantage dans notre stratégie, dans notre manque de clarté et de concision de notre message (nous n’avons pas su parler au cœur des gens), dans l’esprit brouillon de notre organisation et dans nos méthodes qu’il faut chercher les raisons de nos échecs, croire que c’est de la faute « des autres » ou des militants relève de la politique « de la vache aveugle » (Blinde Kuh) d’après Martin Luther.
Nous n’avons pas su nous situer clairement, nous avons donné l’impression de faire partie d’une hypothétique famille centriste en miette, or le « centre », par définition, ça n'existe pas, ni en physique ni dans la nature.
Ces quelques recommandations, pourraient être utilement appliquées au Mouvement Démocrate, notamment : Faciliter l'intégration des nouveaux militants, donner la priorité au militantisme de terrain, créer des «comités locaux de campagne», avec des équipes professionnelles de terrain pour encadrer les activités militantes, axer le militantisme sur le porte-à-porte de proximité, abandonner le tractage, limiter les grands meetings, investir dans une épine dorsale numérique, penser internet comme outil de «back office» de l'organisation de campagne. Investir dans des outils électoraux modernes, organiser des campagnes d’inscription sur les listes électorales, organiser des campagnes de mobilisation des électeurs «sporadiques», notamment les jeunes de mois de 25 ans ; plus de 75% des jeunes de 18 à 25 ans n'ont pas voté aux élections régionales de 2010, pas d’avantage aux élections européennes de 2009 ou aux élections législatives de 2007.
Aller vers une professionnalisation accrue des équipes, professionnaliser la direction de campagne, rationaliser l’organisation de campagne (organigramme), préparer la campagne en amont.
Le Mouvement Démocrate est le parti libre des démocrates français, c’est clairement un parti social libéral humaniste et pro européen, il doit être l’arbitre entre la droite et la gauche, il est le seul capable de lutter avec efficacité contre le bipartisme, véritable plaie des démocraties modernes. Il est encore temps, avant 2012, nous devons changer de stratégie et nous positionner là où nous nous sommes réellement, c'est-à-dire dans le rassemblement de tous les démocrates, écologistes et sociaux démocrates compris, si nous voulons réellement jouer un rôle significatif dans la politique française.
Le Conseil national du Mouvement démocrate, réuni le 26 juin, a arrêté la position Mouvement sur la réforme des retraites.
Dans une résolution en 9 points, adoptée à l'unanimité, le Mouvement Démocrate a rappelé l'impérieuse nécessite de mener la réforme des retraites pour faire face aux enjeux démographiques et budgétaires auxquels la France est confronté.
Cependant cette réforme ne saurait être menée sans justice sans responsabilité. et sans reconquête de l'emploi et de la production. Ci dessous vous trouverez la résolution complète adoptée ce matin : (Lire la suite)
1-La réforme des retraites est vitale et ne saurait être différée.Il s’agit de la première des trois réformes que nous devons concevoir pour la France, retraites, santé et dépendance, finances publiques. Soutenir devant les Français cette démarche réformiste, c’est un acte de courage nécessaire.Si la France ne réussissait pas à conclure cette réforme, à la rendre humainement acceptable par tous, ou si la réforme était insuffisante, alors le pays se trouverait en danger.
2-Avant tout, la réforme des retraites doit s’accompagner d’une conquête de la production et donc d’une reconquête du travail tant en nombre d’emplois qu’en qualité du travail.L’absence d’une réflexion et d’une politique compréhensibles par les Français sur une stratégie industrielle, agricole, agro-alimentaire, des services, ou touristique, de notre pays se fait cruellement sentir. Si l’activité productrice de la nation est trop faible pour créer de l’emploi, pour les jeunes autant que pour les seniors, alors toutes les réformes échoueront.
3-Cependant, pour sauver les retraites par répartition, la réforme ne peut éviter de répondre au défi démographique.C’est le rapport déséquilibré entre le nombre des actifs et le nombre des pensionnés qui crée l’urgence. Le nombre des actifs ne cesse de baisser, notamment, c’est vrai, en raison de l’actuelle crise économique. Le nombre des pensionnés ne cesse d’augmenter, sous l’influence de la longévité, du dispositif « carrières longues » et de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations de l’après-guerre.
4-Nous considérons qu’il est raisonnable de faire glisser progressivement l’âge légal à partir duquel on peut faire valoir ses droits à la retraite de 60 à 62 ans.Si on choisissait de ne jouer que sur l’augmentation de la durée de cotisation, on créerait une situation dans laquelle tous les Français qui ont fait des études, tous ceux qui ont eu des carrières incomplètes seraient condamnés à ne pouvoir partir à la retraite que dans la zone des 70 ans ! Pour tous ceux qui seraient contraints de partir à la retraite avant cet âge, ce serait des retraites réduites, des pensions insuffisantes.
5-Trois conditions de justice doivent être satisfaites pour que la réforme soit acceptable par les Français.La première, c’est l’ouverture d’une retraite plus précoce pour les salariés entrés dans la vie professionnelle très tôt. Sous réserve d’expertise, la proposition de maintenir l’âge de 60 ans pourles carrières longues(entrée dans la vie professionnelle avant 18 ans) nous paraît raisonnable.
6-La proposition liant la reconnaissance de la pénibilité à une invalidité constatée de 20 pour cent donnant lieu de surcroît au versement d’une rente pour maladie professionnelle ou accident de travail n’est pas recevable.Pour nous, la pénibilité doit être prise en compte, à l’image des accidents du travail, par une caisse autonome, alimentée par les entreprises au prorata des risques qu’elles font encourir à leurs salariés ce qui entraînera une évolution vers des parcours professionnels diversifiés et les incitera à augmenter la prévention.
7-La volonté de déplacer de 65 à 67 ans l’âge du départ à la retraite sans pénalisation pour les carrières incomplètes est inacceptable ! 62 ans oui, 67 ans non !Ce sont les salariés les plus fragiles, les femmes qui ont commencé ou recommencé à travailler après avoir élevé des enfants, les petits salaires qui ont « galéré » qui se trouvent ici en cause. Cette décision repose d’ailleurs sur un artifice comptable : quand elles font valoir leurs droits à la retraite un très grand nombre de ces personnes ne travaillent plus ; elles sont au chômage, en fin de droits, aux minima sociaux ou sans ressources. Ce sont donc les caisses chômage ou les budgets sociaux qui doivent assumer la charge de leurs ressources.
8-Manque dans la proposition du gouvernement une orientation de justice très attendue des Français : l’égalité devant la retraite.L’unification des régimes de retraite doit lever les injustices si profondément ressenties par nos compatriotes : régimes spéciaux ; fonctionnaires par rapport aux salariés du privé ; travailleurs indépendants ; parlementaires ; retraites « chapeau ». Ces avantages plus ou moins secrets ou discrets font régner un sentiment de profonde injustice. Seule une unification, prenant en compte les droits acquis dans le passé mais donnant à tous les mêmes règles pour l’avenir permettra de corriger les injustices et mettre fin aux privilèges. Nous croyons que la transparence généralisée, l’individualisation des droits, la connaissance de ces droits à tout moment de la carrière, le libre choix de la retraite à partir d’un âge légal, la simplification des régimes entraînant des gains de gestion, « retraite par points », ou par compte individualisé, doivent être l’horizon proche de nos systèmes de retraite.
9-Enfin, l’équilibre financier à court terme des régimes de retraite n’est pour nous ni acquis ni même approché par les timides décisions annoncées. Cet équilibre financier demeure pour nous une très lourde préoccupation.En particulier « l’augmentation » de 1 pour cent (de 40 à 41 pour cent !) de la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu nous paraît purement cosmétique. On ne résoudra pas le problème par des expédients comme ceux qui sont envisagés, épuisant en quelques années le Fonds de réserve des retraites qui devait être réservé aux générations d’après-guerre. Les efforts qui doivent être demandés, doivent l’être de manière durable et juste, proportionnée aux moyens réels de chacun et mettre à contribution des revenus, en particulier financiers, aujourd’hui en grande partie exonérés.
Les adhérents du
Mouvement démocrates de la Haute-Savoie‘(MoDem 74) se sont réunis jeudi 24
juin 2010 à ANNECY. Ce moment d'échange et de partage avait pour but de se retrouver
et de s’interroger sur l’avenir de notre mouvement.
L’ordre du jour
en forme d’interrogation était clair «Où en sommes-nous ? Où sommes-nous ? " Après les élections
européennes et les régionales, ceux qui prédisaient la disparition ou le
ralliement du Mouvement Démocrate à la majorité actuelle, en sont pour leurs
frais, il n’en est rien, au contraire, nos idées n’ont-pas changées, libres et
indépendants nous restons unis derrière François Bayrou leader
incontesté de notre Mouvement.
Après la projection de la vidéo du 14 juin 2010 où
François Bayrou était l'invitéde l'émission "Mots
Croisés" animée par Yves Calvi sur France 2, nous avons trouvé
François Bayrou,
en pleine forme, combatif, disponible, compétent, juste et honnête, connaissant
bien ses dossiers y compris sur le plan économique. L’exemple de l’Allemagne,
nous a paru convaincant ; relocaliser et recréer des emplois industriels nous
permettra de financer notre sécurité sociale et de commencer à rembourser notre
dette.
Nous convenons que la vie de notre
Mouvement ne peut se limiter aux seules campagnes électorales, au contraire, il nous
parait intéressant de mettre à profit
cette période de calme relatif pour faire connaître et partager nos
idées. Il a été décidé d’organiser des débats sur l’actualité, les thèmes
ne manquent pas : la crise, la
spéculation, la réforme des retraites, le mode d'élection des conseillers
territoriaux etc.
Le site du MoDem 74 (www.mouvement-democrate74.fr)
est à cet effet ouvert pour recevoir et diffuser les initiatives des militants.
François Bayrou : "Je ne donnerai pas mon assentiment au dépôt
de bilan de la France"
François Bayrou était l'invité de l'émission "Mots Croisés" animée
par Yves Calvi, lundi 14 juin, sur France 2. Il a répondu principalement aux questions relatives à l'état des
finances de la France, et il a débattu avec Christophe Barbier, Bernard
Maris et Eric Zemmour sur les moyens pour résorber les déficits de la
Nation.
François Bayrou : "L'article premier de tout acte d'existence du centre, c'est l'indépendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession à qui que ce soit"
Dans un courrier adressé ce vendredi 4 juin aux adhérents du Mouvement Démocrate, François Bayrou réaffirme l'indépendance du Mouvement Démocrate, mais aussi la nécessité de dialogue entre les responsables politiques pour trouver des réponses à la hauteur des enjeux auxquels la France est confrontée.
Chers amis,
Depuis quelques jours, on entend un certain nombre de commentaires sûrement
très bien intentionnés prétendant que nous préparerions un « changement de
ligne », un infléchissement de notre action en direction de l'actuelle majorité,
en forme de « retour ».
Cela mérite une mise au point claire et nette pour éviter rumeurs et
intoxications.
Nicolas Sarkozy m'a invité à le rencontrer en privé au mois d'avril. Lorsque
le président de la République m'invite, hier François Mitterrand ou Jacques
Chirac, aujourd'hui Nicolas Sarkozy, je considère comme normal d'accepter cette
rencontre. Je fais de même lorsqu'il s'agit du Premier ministre ou des leaders
de l'opposition de gauche. La situation de notre pays est suffisamment grave
pour que les responsables conscients des difficultés (ils ne sont pas si
nombreux) acceptent d'échanger leurs points de vue, y compris de manière
informelle et en toute liberté.
Cela s'impose d'autant plus dans les jours de crise que nous
traversons. Devant ces difficultés, que j'avais prédites depuis longtemps,
personne ne peut affirmer qu'il a la solution. Tout le monde cherche,
tout le monde sait (ou devrait savoir) que nous allons vers des temps
difficiles, et dans les temps difficiles il n'est pas inutile de réfléchir
ensemble. Nous sommes en désaccord, parfois violent, c'est normal, c'est la
démocratie, mais nous ne sommes pas en guerre civile. C'est le point de vue que
j'ai toujours défendu et que je défends d'autant plus aujourd'hui.
Parler entre responsables, sans concessions et sans compromissions, pour moi,
pour nous, c'est le b-a ba d'une démocratie de citoyens adultes. Je vous le dis
clairement, je continuerai de le proposer, et de le mettre en pratique.
À ce titre, je revendique avec fierté que nous ayons ces derniers mois tendu
la main à une partie de la gauche, social-démocrate, en espérant qu'elle oserait
un jour affirmer son identité. Pour l'instant, cela n'a pas été le cas, mais
nous avons eu raison de tendre la main et nous devons continuer à le faire !
Il n'y a pas de démocratie sans confrontation des idées et sans dialogue. Et
la crise fait du dialogue une obligation.
Cette rencontre avec le président de la République a eu lieu au moment où
trois dossiers étaient ouverts par le gouvernement : la burqa, les retraites, et
les collectivités territoriales.
Sur la burqa, sujet épineux, mis en scène d'abord (ne soyons pas dupes) pour
des raisons électorales, mais qui trouble beaucoup de Français, particulièrement
de femmes, j'ai indiqué que le texte du gouvernement qui dit seulement qu'en
France « nul ne doit dissimuler son visage dans l'espace public » me
paraissait raisonnable. Si ce texte ne change pas, je le voterai. C'est aussi le
sentiment de notre ami Abdoulatifou Aly, député de Mayotte, seul député musulman
de notre Assemblée nationale. Nous sommes ainsi fidèles à notre ligne de
conduite : quand une décision nous paraît acceptable, nous votons oui ; si elle
ne l'est pas, nous votons non.
Sur les retraites, question très lourde (trente milliards d'euros de déficit
cette année), j'ai indiqué qu'une réforme était indispensable. Certains disent
que la réforme peut être évitée ! Pour moi, cette position est irresponsable.
Donc, si la réforme proposée est raisonnable, je la soutiendrai. Dans le cas
contraire, je ne l'approuverai pas.
Des financements nouveaux doivent être trouvés et mettre à contribution des
revenus, notamment du capital, qui jusqu'à maintenant échappaient à la
solidarité.
Il faut augmenter le nombre d'actifs par rapport au nombre des retraités pour
que la charge soit supportable. Cela ne pourra se faire que par une politique
qui permette de créer davantage d'emplois en France, par une reconquête de
productions nouvelles ou de productions que nous avons laissé s'en aller.
Personne n'en parle et c'est pourtant là la clé, la seule clé du problème des
retraites, comme c'est la seule clé du pouvoir d'achat, ou de l'intégration par
exemple.
Il demeure qu'il faudra travailler plus longtemps ! C'est le courage de le
dire.
Comment y parvenir ? Faut-il faire glisser l'âge légal, progressivement,
au-delà de 60 ans ? Pour moi, comme pour Dominique Strauss-Kahn, cet âge n'est
pas tabou. À condition que soit traitée la question de la pénibilité de certains
métiers, ce qui pour l'instant n'est pas fait.
Faut-il augmenter le nombre d'années de cotisations ? Cette solution qui a la
faveur du PS et de certains syndicats n'est pas interdite non plus. Mais cela
signifie que pour tous ceux qui ont fait ou feront des études, la retraite
serait reportée bien au-delà de 65 ans. Les deux solutions ont leurs
inconvénients : peut-être faut-il combiner les deux ? Nous en débattrons d'ici
au 26 juin, date à laquelle le Conseil national arrêtera nos propositions. En
attendant le débat dans nos rangs est ouvert à partir d'une note d'orientation
que vous avez reçue il y a quelques semaines (cliquez
ici).
En tout cas, je suis décidé à défendre le seuil (aujourd'hui fixé à 65 ans)
où on peut faire valoir ses droits à la retraite sans décote même si l'on n'a
pas le nombre de trimestres exigé. Ce « filet de sécurité » est très important,
par exemple pour les femmes qui ont repris le travail après avoir élevé des
enfants, ou pour ceux qui ont connu la « galère » du chômage, ou pour ceux qui
ont travaillé à l'étranger, par exemple.
Il faudra enfin penser la vraie réforme, je devrais dire la vraie refondation
des retraites, celle qui assurera l'équilibre sur le long terme et permettra à
chacun d'adapter librement sa retraite aux conditions particulières de chaque
vie professionnelle ou familiale. Pour nous, nous plaidons depuis dix ans pour
un système de retraite à points, ou de comptes personnels, où chacun sait, à
tout moment, où il en est. C'est le seul moyen, sur le long terme, d'assurer
l'avenir de la retraite par répartition. J'ai été heureux de noter sur ce sujet
des prises de position nouvelles, par exemple les déclarations de la CFDT. J'ai
demandé au gouvernement de faire de cette réflexion sur une réforme à long
terme, par exemple à l'horizon 2020 ou 2025, un chapitre important de sa
proposition.
En tout cas, il n'existe pour moi aucune possibilité responsable et juste de
ne pas faire de réforme. Il suffit, dans les rues de nos villes ou villages, de
compter les retraités, de plus en plus nombreux, et les actifs, de plus en plus
rares, pour voir que nous allons dans le mur. Et aller dans le mur, cela
signifie, comme en Grèce, en Espagne ou au Portugal baisser brutalement les
retraites de 10 % ou de 15 %. Cela, je ne l'accepte pas et je ne serai pas
complice d'une telle lâcheté.
Enfin sur les collectivités locales, j'ai combattu à la tribune de
l'Assemblée nationale, et je continuerai à combattre le projet du gouvernement
de faire élire les futurs conseillers territoriaux à l'actuel scrutin cantonal,
ce qui serait la consécration du bipartisme, un recul de l'idée régionale, une
renoncement insupportable à la parité et au pluralisme. Selon moi, une telle loi
serait inconstitutionnelle et définitivement inopportune (lire
intervention).
Savoir approuver quand une décision va dans le bon sens, combattre les
décisions injustes, cela a toujours été notre ligne de conduite. J'en suis fier
et je le revendique.
Cela signifie-t-il une quelconque connivence avec le pouvoir actuel ? Je vois
bien la manœuvre qui tente de le faire croire. Mais ceux qui conduisent cette
intoxication se mettent le doigt dans l'oeil et il convient, charitablement, de
les détromper...
J'ai, depuis le premier jour, mis en garde contre les risques que faisait
courir la politique de Nicolas Sarkozy.
Cela n'a rien à voir avec une mésentente personnelle. Je ne dis pas qu'il n'a
aucune qualité, d'énergie par exemple. Je ne lui fais pas porter des
responsabilités qui ne sont pas les siennes : je sais bien qu'il n'est pas
directement responsable de la crise, même si cette crise est celle du
capitalisme qu'il défendait.
Mais mon jugement n'a pas changé : les orientations de Nicolas Sarkozy ont
porté atteinte à des principes pour nous essentiels.
La justice fiscale a été niée par le « bouclier fiscal ». Les déficits ont
explosé, et pas seulement à cause de la relance. L'éducation est maltraitée,
sans vision, et dans une approche uniquement comptable. L'indépendance des
médias est mise à mal par la nomination directe des responsables de
l'audiovisuel public. Le mélange des affaires privées et des affaires publiques
a été une réalité de tous les jours. La séparation des pouvoirs est malmenée. Le
président porte atteinte à la fonction qu'il exerce en se présentant constamment
comme chef de parti.
Tout cela, je l'ai dit, directement, à Nicolas Sarkozy chaque fois que je
l'ai rencontré. Et pour que nul n'ignore quel est mon jugement sur ces graves
erreurs, j'ai écrit un livre « Abus de pouvoir » qui n'était ni un pamphlet, ni
un mouvement d'humeur, mais un diagnostic et une défense des principes
démocratiques et du modèle républicain français.
Nous avons combattu sans relâche ces choix qui ont aggravé la situation de
notre pays ou l'ont empêché d'avancer. Ce combat, pour moi, n'a pas cessé et ne
cessera pas.
J'observe d'ailleurs que ce diagnostic, que nous avons formulé depuis trois
années, et souvent seuls, est aujourd'hui largement partagé.
Tout cela peut-il être corrigé ? Si c'était le cas, tant mieux. Mais cela me
paraît, à tout le moins, résolument improbable.
Restent les débats sur le « centre », auquel désormais on semble trouver tant
de charmes et de vertus.
Pour moi, les choses sont limpides : un centre indépendant est vital pour la
démocratie française. Ce courant politique est un des piliers de la vie
publique. Il est le garant du pluralisme nécessaire puisqu'il empêche le
simplisme de la bipolarisation droite/gauche. Il conjugue la démocratie avec la
République. Il refuse que la guerre des deux camps soit le seul horizon de notre
vie publique. Il se bat contre le monopole du pouvoir attribué à qui que ce
soit. Il veut à la fois la justice sociale et une économie inventive et
créative, c'est-à-dire libre. Il considère que l'éducation est la pierre de
fondation de tout progrès humain. Il défend notre patrimoine naturel comme un
bien commun et prend au plein sens du terme l'association des deux mots
« développement » « durable ». Il pose comme principe que l'économie financière
ne doit pas gouverner le monde et doit être régulée. Et il sait qu'un tel projet
de société ne se défend pas si l'Europe n'est pas forte, unie et libre. Ce
projet politique est en confrontation, et souvent en opposition avec les
idéologies portées aujourd'hui par l'UMP et par le PS. Il ne peut donc accepter
de se laisser satelliser par aucun des deux partis actuellement dominants.
Il peut chercher et trouver des compromis, mais il refuse les compromissions.
Il est ouvert, mais il est intègre. Et il ne doit accepter aucune concession, ni
sur l'ouverture, ni sur l'intégrité.
C'est pourquoi l'article premier de tout acte d'existence du centre, c'est
l'indépendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession à qui que ce
soit.
La faiblesse actuelle de ce courant politique vient de sa division et, pour
certains, de sa soumission. Division et soumission, ce sont les deux causes de
sa faiblesse électorale actuelle. Je ne ménagerai pas mes forces pour qu'il se
rassemble, et pour qu'il se redresse.
En tout cas, sa mission est de préparer et d'offrir une alternative réaliste,
crédible à la politique qui a été suivie depuis trois ans.
C'est parce que je crois à la force et à l'avenir de cette famille politique
que j'ai été, je suis, et je serai intransigeant sur le respect de ses
principes. Cela demande courage et caractère ? Tant mieux ! C'est ainsi que se
forgent et s'éprouvent les vraies aventures humaines.
Je vous prie de croire
à mon amitié.
François BAYROU
27 avril 2010
Compte-rendu de la réunion du 27 avril 2010 à ANNECY-LE-VIEUX
Cette réunion, organisée par
Jean-Charles Vandenabeele (JCV), délégué de la 1ère
circonscription, et Jean-Claude Desbordes (JCD), secrétaire de cette
circonscription, a été consacrée, pour l'essentiel, à la
rencontre avec Christophe
LEGER, agriculteur à St Jorioz et Président de la FDSEA 74, qui
s'est montré à la fois très compétent et très passionné.
Claude Mauriange, vice-président
départemental, était présent. Dominique Cronier et Bénédicte
Serrate d'Europe Écologie Annecy-le-Vieux étaient tout spécialement
invitées pour la rencontre avec Christophe Léger.
En préambule, Sophie Micollet, membre du bureau mais également Présidente des Jeunes Démocrates 74, donne une information concernant la réunion prochaine des jeunes MoDem, Nouveau Centre et PRG, la 1ère quinzaine de mai.
"L'exemple de Nick Clegg montre à
beaucoup d'électeurs en Europe et en France que le paysage politique doit
nécessairement changer."
François Bayrou a répondu à 3 questions sur le succès de Nick Clegg en
Angleterre. Quelques heures avant le deuxième débat entre les principaux leaders
des formations politiques en Angleterre, François Bayrou est revenu sur le
succès de Nick Clegg, l'indépendance de sa démarche et le renversement majeur
que représente le succès des Libéraux Démocrates outre manche. François Bayrou
est revenu sur son amitié et son estime pour le leader britannique. Retrouvez
l'interview du président du Mouvement Démocrate et la vidéo de la dernière
rencontre entre François Bayrou et Nick Clegg
Question : Vous connaissez bien Nick Clegg, nouvelle star des sondages
britanniques. Que pouvez-vous en dire ? Réponse : Je connais Nick
Clegg depuis des années. Il a été membre du parlement européen et nous avions
travaillé ensemble lorsqu'il s'est présenté à la présidence du Libdem, il y a
deux ans. Il a participé à nos universités d'été, nous sommes dans une alliance,
une amitié. C'est un homme ouvert, un européen convaincu qui parle plusieurs
langues, dont le français. Il a des idées, du courage. Il n'hésite pas à
affronter les deux autres partis pour créer un espace politique au centre. Il
est centre-gauche sur les questions de société et centre-droit en économie. Il
croit à la liberté de l'économie mais pense qu'on a nécessairement besoin de
social, de service public et accorde une priorité à l'Education.
Q:
Que pensez-vous de sa percée dans les sondages ? R: C'est un
renversement électoral très fort montrant que, contrairement à ce que tout le
monde racontait, le peuple britannique cherche moins à donner le pouvoir aux
conservateurs qu'à trouver une voie politique nouvelle après les difficultés que
rencontrent les travaillistes. Nick Clegg a défendu l'idée qu'il ne fallait pas
forcement choisir entre la droite et la gauche. Et d'un coup, par sa présence
sur l'écran, les Britanniques ont compris que cette voie existait. Ce qui a
fondé la force des libdem, c'est l'indépendance absolue. Les conservateurs leur
ont offert de faire une alliance électorale et de constituer un gouvernement
ensemble et Clegg a refusé de s'engager dans cette alliance en leur disant notre
projet n'est pas le même .
Q: Nick Clegg tient le même discours que
vous sur un centre indépendant. Pourquoi la sauce prend-t-elle en Angleterre et
pas en France ? R: "Elle a pris à la présidentielle de 2007 et
personne n'aurait dit, il y a encore quelques jours, qu'elle prendrait
outre-manche. Pendant des années en France, on a raconté que la Grande-Bretagne
était l'exemple même du pays avec deux partis, conservateur et travailliste, et
je rappelais qu'il y en avait trois, mais que la loi électorale condamnait le
centre à être dans une situation difficile. Quand les électeurs sont placés
devant le choix crucial de savoir quelle direction leur pays doit suivre, ils
comprennent qu'ils ne sont pas condamnés au choix entre la droite et la gauche.
L'exemple de Clegg montre à beaucoup d'électeurs en Europe et en France que le
paysage politique doit nécessairement changer.
Il y a quelques
mois François Bayrou s'était rendu à Londres à la rencontre de la communauté
francophone, de Nick Clegg et des responsables Libéraux Démocrates : Retrouvez ici le compte-rendu de cette rencontre.
14 avril 2010
Entretien avec Robert
Rochefort, vice-président du Mouvement Démocrate
Suite à sa nomination en tant que vice-président du Mouvement
Démocrate, lors du Conseil National du samedi 27 mars, retrouvez l'entretien de
Robert Rochefort qui est également député européen depuis 2009. Diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration
Economique (ENSAE) en 1979, Robert Rochefort a pris la tête du département des
statistiques de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie en 1981. En parallèle,
de 1985 à 1986, il a occupé les fonctions de Directeur délégué du Centre de
Recherche, d’Etudes et de Documentation en Economie de la Santé (CREDES).
En 1987, il a été nommé Directeur du Centre de Recherche pour l’Etude et
l’Observation des Conditions de Vie (CREDOC), dont il est devenu le Directeur
Général en 1995. Le CREDOC est un organisme d'études et de recherche au service
des acteurs de la vie économique et sociale. Il analyse et anticipe le
comportement des individus dans leurs multiples dimensions : consommateurs,
agents de l'entreprise, acteurs de la vie sociale.
Par ailleurs, il a
été nommé membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier Ministre en
mars 2006.
Son élection au Parlement européen en juin 2009 l'a amené à
renoncer à ces deux fonctions afin de se consacrer pleinement à son mandat de
Député européen.
Son intérêt pour les questions liées à la consommation
l'a conduit à devenir membre de la commission du Marché Intérieur et de la
Protection des Consommateurs. Par ailleurs, son expérience passée d'enseignement
dans de nombreuses écoles et universités l'a rendu conscient de l'importance de
la politique européenne de l'éducation. C'est ainsi que Robert Rochefort siège
en tant que membre suppléant à la commission de la Culture et de l'Education.
Les relations entre l'Europe et le Maghreb, et plus largement avec les
autres pays bordant la Méditerranée, sont fondamentales pour l'établissement
d'un espace de prospérité, de paix et de sécurité, et pour la consolidation de
la démocratie dans cette zone. C'est pour lui un honneur d'avoir été élu
Vice-président de la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et
l'Union du Maghreb arabe, et d'être membre de la Délégation à l'Assemblée
Parlementaire euro-méditerranéenne.
Robert Rochefort est par ailleurs un
membre actif du Bureau exécutif du Mouvement Démocrate.
21 mars 2010
Jean Lassalle : Le courage et l'espoir en Aquitaine
En réalisant 15,65 % des voix en Aquitaine, Jean
Lassalle et la liste qu'il conduisait en Aquitaine ouvre un chemin
d'espoir, d'indépendance et de courage pour toute une région et plus
globalement montre la voie pour la construction d'un espace politique
nouveau et courageux dans les régions.
Député des Pyrénées-Atlantiques, fondateur du Mouvement Démocrate
avec François Bayrou, Jean Lassalle a démontré durant cette campagne en
Aquitaine la nécessité d'une approche humaniste des territoires, que
seul le Mouvement Démocrate porte sur le terrain.
Homme d'action infatigable sur le terrain local et national comme à
l'échelle mondiale, Jean Lassalle est animé par la conviction que les
femmes et les hommes peuvent reprendre leur destin en main s'ils
parviennent à se parler à nouveau. Ils pourront alors gérer ensemble, de
manière responsable et durable, leur montagne, leur campagne, leur
quartier, leur environnement...
Commentaire
:
Voilà un homme qui sait parler "au cœur des gens", un homme
passionné de liberté et de nature, libre et indépendant, l'homme qui fait « de la
politiqueautrement » :
« J’aime la politique quand elle permet de faire émerger du
peuple et par la peuple celui qui va être ce défricheur de chemins qui n’existent
pas et qui va organiser la
tache. Que chacun ai sa place et que chacun soit fier et enthousiaste
de ce qu’il a à faire » Au
diable la technocratie, les comptes d’apothicaire qui font mourir la démocratie,
ce qui compte c’est d’abord l’homme, celui que nous pouvons aider à se relever,
là prés de nous et qui n’attend qu’une seul chose pour se redresser ; une
main tendue. C’est
surement le message qu’a su faire passer Jean Lassalle celui qui parle au cœur des
hommes par amour des « gens », par amour de la démocratie. S’il
n'y avait qu'une seule raison de rester au Mouvement Démocrate ce serait pour cela et à cause de lui.